
Interruption de cure thermale conventionnée : quelles conséquences et que faire ?
La cure thermale conventionnée est un traitement prescrit médicalement, reconnu pour ses bienfaits dans le cadre de pathologies chroniques. Elle est encadrée par une réglementation précise, notamment en ce qui concerne sa durée : 18 jours de soins sur une période de 3 semaines. Mais il arrive que des circonstances imprévues obligent le curiste à écourter ou interrompre son séjour. Quelles sont les conséquences d’une interruption de cure ? Dans quels cas une prise en charge reste possible ?
Pourquoi interrompre une cure thermale ?
Plusieurs raisons peuvent amener une personne à ne pas poursuivre l'intégralité de sa cure :
- Un problème de santé soudain, rendant la poursuite des soins impossible ;
- Un événement familial grave (hospitalisation d’un proche, décès, situation d’urgence) ;
- Une incompatibilité avec l’établissement thermal : soins mal tolérés, cadre inadapté ou absence d’amélioration ;
Quelles conséquences en cas d’interruption de cure thermale ?
La réglementation est stricte : pour que la cure thermale soit prise en charge par l’Assurance Maladie, elle doit comporter 18 jours complets de soins. Toute interruption peut entraîner la perte du remboursement, sauf dans certaines situations reconnues.
Le rôle du médecin thermal
En cas de souci de santé ou d’impossibilité à poursuivre les soins, le médecin thermal peut établir un justificatif médical, indispensable pour faire valoir un cas d’interruption. Il est conseillé de le consulter dès que des difficultés apparaissent.
Cas acceptés pour un remboursement partiel
Certaines situations permettent un remboursement même si la cure n’a pas pu être menée à terme :
- Problème de santé survenu pendant la cure, attesté par un médecin ;
- Suspension des soins par le centre thermal (fermeture temporaire, problème technique) ;
- Événement familial majeur empêchant la poursuite de la cure.
Dans ces cas, le remboursement peut se faire au prorata des jours effectués. Il est nécessaire de prévenir rapidement le médecin thermal et la caisse d’assurance maladie, et de fournir les justificatifs adaptés.
Et pour le logement loué, que se passe-t-il ?
Lorsqu’un hébergement est réservé avec un tarif curiste, les conditions d’annulation sont souvent plus strictes. Ces tarifs avantageux offrent une garantie au propriétaire, mais impliquent généralement que le loyer reste dû en totalité si vous écourtez votre séjour.
Même si l’interruption de la cure est indépendante de votre volonté, le logement est considéré comme occupé ou bloqué, et aucun remboursement n’est prévu par le bailleur.
Existe-t-il des solutions en cas d’interruption ?
- Si vous avez souscrit une assurance interruption de séjour, celle-ci peut prendre en charge tout ou partie des frais engagés ;
- Si vous êtes passés par Voyage d’O pour réserver, et que vous avez payé avec une carte bancaire disposant d’une assurance voyage, vous pouvez bénéficier d’une prise en charge. Grâce à sa licence d’agence de voyage, Voyage d’O permet à votre séjour d’être reconnu comme un voyage à part entière.
À retenir
La cure thermale conventionnée est une démarche de soins encadrée. En cas d’interruption, certaines démarches permettent de limiter les conséquences sur la prise en charge médicale, mais aussi sur le logement. Pour cela :
- Consultez rapidement le médecin thermal ;
- Prévenez votre centre thermal et votre caisse d’assurance maladie ;
- Pensez à vérifier si vous avez une assurance voyage ou interruption de séjour, notamment si vous êtes passés par un organisme comme Voyage d’O ou souscrivez toujours une assurance annulation et interruption de séjour.
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